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LE CHATEAU YQUEM SERA CERTIFIE BIO EN 2022

Ayant surmonté l’épreuve du feu du millésime 2020, et sa pression mildiou inédite, le premier grand cru classé supérieur en 1855 est confiant pour la suite de sa conversion.
Conversion emblématique. Annoncée comme une évidence le 13 mai 2019 par Bernard Arnault, le président de LVMH, la conversion à la viticulture biologique du château d’Yquem s'est amorcée dans la foulée, pour viser une certification dès le millésime 2022. « Depuis le 12 août 2019, nous avons enclenché la démarche, mais cela faisait deux ans que nous testions la moitié des surfaces en traitement bio » pointe Sandrine Garbay, le maître de chai du premier grand cru classé supérieur en 1855. Avec un millésime 2020 très propice au développement du mildiou dans le vignoble de Bordeaux, « pour notre première année 100 % bio, nous avons été servis par la météo ! » résume Francis Mayeur, le directeur technique du château d’Yquem.

Sur les 100 hectares de vignes de la propriété, le principal défi aura été de pouvoir passer en tracteur dans des parcelles aux sols pentus, argileux et travaillés mécaniquement pour les traiter après les fortes pluies. « Notre difficulté se résume au lessivage du cuivre. Cela a demandé de l’anticipation pour protéger les vignes avant, et de la réactivité pour retourner le plus rapidement possible dans les parcelles » rapporte Francis Mayeur, qui dispose désormais d’un sixième pulvérisateur pour couvrir le vignoble.

Disposant d’une station météo depuis 140 ans, le château d’Yquem n’a jamais enregistré un plus fort cumul de pluie entre avril et mai qu’en 2020 (qui se positionne juste devant les millésimes 1932, 1992, 2012 et 2013). Cette année étant la cinquième plus chaude enregistrée (derrière 2011, 2003, 2005 et 2017), ce millésime est déjà « hors norme. Chaud et humide, c’est tropical ! » résume Francis Mayeur, qui travaille à Yquem depuis 1983. Avec douze traitements en moyenne et une dose de cuivre arrivée au plafond réglementaire (4 kg/ha), le grand cru s’est acharné à limiter les dégâts (finalement réduit aux grappes et feuilles de quelques parcelles).

Pour lutter contre un mildiou particulièrement virulent, « nous avons alterné les hydroxydes et oxydes de cuivre, avec une résine de pin pour plus coller. Nous avons utilisé des biocontrôles autorisés (Blason) et des huiles essentielles d’orange pour sécher plus vite les feuilles… Avec du souffre à chaque fois, par crainte du black-rot » détaille Francis Mayeur. Ayant déjà affronté la forte pression mildiou du millésime 2018, le directeur technique souligne qu’il n’a pas essuyé d’orage de grêle cette année. Si le changement climatique peut expliquer la hausse des précipitations et des températures printanières, il apporte également un automne plus sec et chaud, ce qui est propice à la maturité des baies botrytisées souligne Francis Mayeur.
« Nous faisions du bio sans le savoir avec le travail du sol, l’utilisation de fumier organique, la plantation de haies, la confusion sexuelle… Et pas d’anti-botrytis évidemment » souligne Francis Mayeur. Réf : Alexandre Abellan

nota : La malédiction des millésimes en "2" :
Ayant passé sans trop de casse cette première année de conversion, le château d’Yquem contrecarre la malédiction des millésimes en 2 pour sa certification en 2022. Le grand cru classé a en effet déclassé le millésime 2012, comme avant lui les récoltes 1992, 1972…

 

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